lundi 14 février 2011

Martha Stewart du dimanche

Je n'ai jamais été particulièrement folle de décoration. Évidemment, j'aime bien que les choses soient jolies autour de moi, mais je n'ai pas le talent ni la patience de faire un véritable effort, contrairement à certains de mes amis qui sont très doués. En fait, je n'ai jamais considéré la décoration de mon intérieur comme un projet.

Mais depuis un mois, je m'amuse follement à jouer à Martha Stewart en réaménageant notre appartement au grand complet, et je perds surtout un temps fou sur ce site pour trouver des idées originales, design et surtout pas trop "Fisher Price" pour la chambre de ma fille.

Quand j'ai choisi les couleurs, on ne savait pas encore si on aurait un garçon ou une fille, mais j'ai été particulièrement frappée par cette chambre de bébé fille. De notre côté, pour l'instant, ça donne ça :


Il reste encore beaucoup de traîneries, et il manque encore les meubles, les rideaux et tous les petits détails qui changeront tout. Je vous reviendrai là-dessus à mesure que ça se précise, et je vais me gâter avec un "nursery tour" quand tout sera fini...

lundi 31 janvier 2011

Comment tromper sa culpabilité (voire, être véritablement efficace)


Vendredi dernier, La Presse publiait un dossier sur la procrastination. J'en ai profité, samedi, pour le lire au complet avant (au lieu) de terminer un document pour mes étudiantes (oui, étudiantes : que des filles dans mon groupe!). Je me suis reconnue, même si ça ne m'a absolument pas aidée à trouver des trucs. Heureusement, depuis quelques années, j'en ai développé par moi-même.

En tant qu'étudiante en rédaction de mémoire, travailleuse autonome occasionnelle, prof de cégep à temps partiel et auteure du dimanche, je passe beaucoup (beaucoup, beaucoup) de temps à la maison avec du travail à faire et des échéances plus ou moins floues. Pour survivre, il fallait que je trouve des solutions. Je vous les propose, même si elles ne sont pas toujours efficaces, et j'attends les vôtres...

#1 : SelfControl
Ma dernière trouvaille, la plus efficace de toutes : l'application SelfControl, qui permet de créer une liste noire de sites web à bloquer ou, mieux, une liste blanche de sites à débloquer pendant une période déterminée. Et attention, une fois que le compteur est parti, pas moyen de changer d'idée, même en redémarrant l'ordinateur : il faudra attendre que le temps se soit écoulé. Pour les désespérés, et pour Mac seulement.

#2 : aller travailler ailleurs
Personnellement, j'ai un faible pour le troisième étage de la BAnQ. Même si la connexion Internet y est toujours accessible, l'absence d'autres distractions (le téléphone, la machine à café, la vaisselle sale) et le climat de calme et de concentration absolue sont assez efficaces. Malheureusement, depuis quelque temps, ça devient un peu compliqué étant donné que ma fille aime vraisemblablement s'appuyer de tout son (maigre) poids sur ma vessie, ce qui multiplie mes allers-retours aux toilettes...

#3 : la procrastination productive
Ça reste une forme de procrastination, parce que même si c'est plus productif que lire des mangas sur Internet, ça n'aide pas le mémoire à s'écrire plus vite. Ça consiste à remplacer la procrastination improductive par le ménage (la vaisselle, le lavage), la cuisine (une sauce à spagh, une soupe, un pain aux bananes), l'exercice physique (allez, juste quelques squats avant de me mettre au travail!) ou toutes sortes de petites choses nécessaires mais absolument pas urgentes (écrire un texte pour le mariage d'une amie, poser un crochet, faire les démarches pour s'abonner à Communauto). Ça a l'avantage d'éviter la culpabilité qui vient avec la procrastination, et c'est encore mieux si vous utilisez une tâche professionnelle facile mais nécessaire (modifier un document sur l'accord du participe passé) pour repousser une tâche difficile (rédiger un chapitre de mémoire).

#4 : descendre mon bureau dans le sous-sol
Bon, ce n'est pas donné à tout le monde de vivre sur deux étages, mais le simple fait d'avoir à traverser le sous-sol et à monter les escaliers pour aller à la cuisine (mon lieu de procrastination préféré) suffit à me dissuader. Je garde même des provisions en permanence dans mon bureau (bien cachées dans mon Tardis Cookie Jar) pour éviter de m'interrompre pour aller chercher une collation.

#5 : tomber enceinte
Côté procrastination, ça a du bon et du moins bon, il faut l'avouer. L'inconvénient est que ça me donne toute une série de livres et de sites web à lire (je ne compte plus le temps passé sur Babble) et de choses auxquelles penser (choisir les couleurs de la chambre, magasiner une poussettes en ligne), mais l'avantage, c'est qu'il s'agit sans doute de l'échéance la plus incontournable de ma vie. J'ai donc commencé à compter à l'envers pour me motiver à être plus efficace, même si ça reste approximatif. Il me reste 18 semaines pour terminer une version satisfaisante de mon mémoire et de mon roman.

#6 : afficher un échéancier au mur
Pour les échéances floues ou lointaines, ça apporte un peu de réalité à toute l'affaire...

Vous en avez d'autres, des pires ou des meilleures? Je veux les lire.

samedi 1 janvier 2011

Résolutions

Cette année, ma vie va changer complètement. C'est déjà commencé, mais à peine; c'est vraiment en 2011 que tout va se jouer pour de bon. C'est un peu dur, dans ce contexte-là, de prendre des résolutions. Je ne sais tellement pas dans quoi je m'embarque que le simple fait de prévoir une attitude à adopter semble impossible.

La seule vraie résolution que je peux prendre maintenant, c'est celle-là : en 2011, j'essaierai d'être zen et de développer ma capacité d'adaptation. Je vous en donnerai des nouvelles.



(Et pour me faire plaisir, je peux aussi en prendre une autre, tiens : en 2011, je ne corrigerai plus d'élèves qui ne sont pas les miens. Non mais franchement, qui a envie de corriger des examens à développement le 1er janvier? Pas moi.)

mardi 23 novembre 2010

Daytripper

Ceux qui connaissent mon amoureux connaissent son amour inconditionnel pour les comic books - amour que je partage, jusqu'à un certain point. Je n'ai pas de compte à mon nom chez Millenium et je ne lis pas religieusement, chaque mercredi, ma récolte hebdomadaire, mais je pige dans la sienne, et ça me fait souvent découvrir des belles affaires.

Il y a eu Fables, Y et quelques autres, mais en ce moment, je découvre une série absolument magnifique dont le concept est aussi étonnant qu'intéressant : Daytripper.

Le problème, c'est qu'en vous dévoilant le fameux concept, je vous gâche tout le plaisir de la lecture, du moins pour les deux premiers numéros (vous aurez vite fait, ensuite, de comprendre où tout ça s'en va). Disons seulement que cette série se passe au Brésil (ce qui saura peut-être intéresser Miss Do?), que le personnage principal est rédacteur du notices nécrologiques et écrivain, qu'il a quelques conflits non résolus avec son père, et que tout cela devient secondaire dans la description de la série dès qu'on atteint le fin du premier numéro.

Les auteurs nous tirent carrément le tapis sous les pieds, nous laissant tout pantois, flottant dans l'incertitude, et vaguement suspicieux. Cet état ne durera pas longtemps, puisque toute la série a déjà paru et qu'on peut tout de suite se précipiter sur le suivant pour essayer de clarifier la situation. Mais tout de même, ça en vaut la peine, d'autant plus que les images sont sublimes, que les personnages sont intéressants et que l'histoire est bien racontée, avec un ton un brin poétique, mais pas trop.

Un peu de soleil en forme de comic pour l'automne qui s'assombrit.

AJOUT : je viens de découvrir que les 10 numéros qui constituent la série paraîtront en paperback, donc dans un seul volume, le 8 février 2011. Un achat qui en vaudra vraiment la peine, surtout à ce prix-là! Dommage que ce soit après Noël...

mercredi 17 novembre 2010

Le temps file quand on s'amuse

Je vous racontais, il n'y a pas si longtemps, mes angoisses d'apprentie-conductrice. Eh ben voilà, j'ai eu mon permis hier. Je ne dirais pas que ma technique est parfaite, mais visiblement, je me débrouille assez bien pour avoir le droit de sévir sur les routes.

Je vous parlais, peu après, de mes étudiants que je découvrais à peine. Eh ben voilà, il nous reste un peu moins de deux semaines avant de se quitter, je suis en train de préparer leur examen final.

Oui, vraiment, le temps file. Entre-temps, j'ai réussi à rédiger une nouvelle version du roman pour monsieur l'éditeur. Resserrer ici, rallonger là, ajouter un peu de ceci et couper un peu de cela. Et je me suis amusée. Beaucoup. Si tout va bien, vous devriez lui voir le bout de la couverture au printemps, et au pire à l'été.

Juste à temps pour les vacances - ces moments qui filent tellement vite, parce qu'on s'amuse.

vendredi 22 octobre 2010

À la guerre comme à la guerre

J'hésite à vous parler d'eux.

On se connaît à peine, quoique déjà, on a une petite histoire, des petites habitudes, des petites manies.

Au début, c'est comme les premières fréquentations. On se met à son avantage, on essaie de deviner l'autre, de voir venir ses réactions, de tester ses limites. On essaie mutuellement de se déstabiliser, de se faire rire, chacun pour des raisons différentes. Et puis, tranquillement, on commence à dévoiler ses failles, ses peurs, puis on apprend à se faire confiance et on s'installe dans la routine. On développe une façon d'être ensemble.

On traversera encore des déserts ensemble, des phases d'enthousiasme et d'autres de découragement, et finalement, on se quittera, heureux ou amers, c'est selon. Et on ne se sera jamais vraiment approchés.

Je fais de mon mieux pour leur donner le plus possible. Ils font de leur mieux pour le recevoir. Mais bordel qu'ils me tirent du jus. Avec moi, ils sont gentils - c'est après l'apprentissage qu'ils en ont. Chaque élément, chaque règle, chaque méthode, chaque ouvrage de référence, tout doit être justifié cent fois pour passer leurs barrières, leur méfiance. Ils cherchent les failles dans tout, ils refusent avant de savoir et ils en veulent férocement aux linguistes. Même les trucs pour leur faciliter la vie semblent être là à les narguer, à les menacer du bout du doigt, prêts à leur mettre des bâtons dans les roues.

45 heures à forcer leur résistance, à espérer qu'un peu de contenu fasse son chemin. Comme l'amour, comme la guerre, l'enseignement est parfois une conquête.

jeudi 7 octobre 2010

C'est en forgeant...

Moi et la voiture, on n'est pas des grandes amies. Je suis plutôt du genre à regarder par la fenêtre qu'à prendre le volant. Quand même, je me suis décidée à passer enfin mon permis cette année (à 25 ans!), parce que je commençais à me dire que ce serait pratique, mais pour l'instant, j'aime pas ça tant que ça.

Bon, j'ai eu seulement 3 cours d'une heure, et je sais maintenant faire de très beaux stationnements parallèles (là-dessus je suis assez fière), mais franchement, je ne me sens pas si bien avec cette grosse affaire entre les mains. Il faut être à l'affût de tout, et je suis plutôt du genre tête-en-l'air, incapable de me concentrer sur plusieurs affaires en même temps. Rationnellement, je sais très bien tout ce que je dois faire, mais au moment de l'appliquer, c'est moins facile...

Et surtout, je manque d'occasions pour conduire, ce qui ne m'aide certainement pas à prendre de l'assurance.

En bref, j'aime pas quand quelque chose me résiste, donc jusqu'à maintenant, j'aime pas conduire, et je commence à me dire (même si je sais que c'est défaitiste) que je ne réussirai jamais à aimer ça et, surtout, à être vraiment bonne.

Et vous, ça a été comment, l'apprentissage?