mercredi 21 juillet 2010

Le syndrome du sablier

(ou du petit ballon de plage, ou du petit cercle qui tourne, ou de la barre de chargement)

Ils en parlaient à A.M., à Radio-Canada, ce matin (émission qui, par ailleurs, a le don de me faire sortir de mes gonds - j'y reviendrai peut-être). Il semble que ce syndrome touche une majorité d'étudiants canadiens - dixit une campagne de marketing d'Intel - et il consiste en un stress et une frustration intenses quand le petit sablier, ou l'icône indiquant qu'il faut attendre pendant que notre ordinateur travaille fort, apparaît sur l'écran. Comme je passe littéralement ma vie devant le mien, ça m'arrive assez fréquemment, surtout avec Internet en fait (parce que mon merveilleux MacBook Pro, lui, ne ralentit jamais!). Sur Tou.tv, par exemple. Ou quand une page décide de prendre 50 ans à s'afficher parce que je suis vraiment loin du routeur ou que trop de téléchargements se font en même temps.

Pour de pas devenir folle (et ne pas compulsivement réinitialiser le routeur), j'ai fini par développer des trucs. Ces temps-ci, quand j'ai envie de jeter mon ordi par la fenêtre, j'écoute le mash-up ukulele de Somewhere over the rainbow et It's a wonderful world par Israel Kamakawiwo'ole. C'est on ne peut plus calmant. Comme c'est un très gros monsieur pas très beau, je vous propose, pour la vidéo, la version de Glee (sans It's a wonderful world). Au fait, est-ce que je vous ai parlé de Glee? Cette émission est phénoménale, vraiment.



Et vous, c'est quoi votre truc contre le syndrome du sablier?

dimanche 11 juillet 2010

C'est parti.


(parce que des fois, dans la vie, ça prend des étoiles dessinées au sharpie pour se motiver un peu)



Bon, allez hop, maintenant, je me trouve un projet créatif très excitant pour me changer les idées (et survivre) pendant la prochaine année.

dimanche 27 juin 2010

Berlin, ville de rock


Me revoilà après presque deux mois d'absence. C'est que j'ai tendance à me lasser vite dans la vie, je vous l'ai déjà dit. Et j'ai aussi tendance à partir longtemps en voyage et à n'avoir rien à cirer, une fois là-bas, de ce qui se passe sur les Internets. Au retour, par contre, avec les journées qui semblent soudain avoir multiplié leur nombre d'heures par deux, ça me rattrape. Me voici donc, pour vous parler de l'endroit au monde où j'ai désormais le plus envie de retourner : Berlin.

Tout a sans doute été dit et redit. Berlin est la ville du 20e siècle, elle a l'histoire du monde gravée partout, jusque dans les rares marques de balle qui subsistent sur les édifices, et pourtant, elle a les deux pieds dans l'avenir. Elle se reconstruit de tous les côtés, elle n'est que chantier et anachronisme architectural. Et c'est beau, cette drôle de courte-pointe de neuf-reconstruit-comme-du-vieux, neuf-construit-comme-du-neuf, vrai-vieux, neuf-mémorial et vieux-bloc-de-l'Est. C'est encore plus beau quand c'est couvert de graffitis.


Je me demande ce que c'est que d'être jeune à Berlin en ce moment. Ce que c'est que d'avoir le poids du passé à se secouer des épaules pour réinventer sa ville, pour se trouver un avenir. Ce que c'est que de vivre dans un mélange d'Ostalgie, de négation du nazisme, de culpabilité, et d'ébullition contemporaine. Ce que c'est que de vivre avec un taux de chômage qui frôle les 20%. Ce que j'en sais, je le tiens de deux Allemands : l'un qui a choisi de quitter la ville plusieurs fois pour de très longues périodes, pour étudier ailleurs; l'autre qui y reste et qui, à travers ses études en art graphique, peint sur les murs de la ville, gravite dans le milieu underground et en donne, un avant-midi par semaine, un aperçu aux touristes curieux. Le plus cynique n'est pas celui qui s'est éloigné.

À Berlin, aussi, on peut boire dans la rue. Au début, en bons petits Québécois obéissants, on est incertains, on a presque envie de cacher notre bière sous notre chandail. Puis on se rend compte que tout le monde ou presque en a une à la main, alors on en fait une habitude, nous aussi. À Berlin, il y a partout des petits comptoirs où on peut acheter de la currywurst, une saucisse dans une espèce de sauce qui goûte le curry et le ketchup chaud. Et à l'épicerie, ça prend un dictionnaire pour choisir sa sorte de saucisse - enfin, quand on ne parle comme moi que 22 mots d'allemand. À Berlin, aussi, les pictogrammes portent des chapeaux. Et partout, il y a beaucoup beaucoup de vélos. Et un système de transport en commun qui est le seul au monde à être utilisé en dessous de sa capacité. Et une université qui vend des livres dehors tous les jours de l'année pour se racheter d'avoir participé à l'Autodafé. Et des grosses compagnies qui rachètent des vieilles gares réaménagées en marché aux puces et en skatepark pour tout jeter à terre et en faire un centre d'achats.

Près de Berlin, il y a aussi Sachsenhausen, un camp de concentration pas connu mais tout aussi terrible que les autres. Et Sans-souci, un drôle de château rococo où Voltaire a séjourné quelque temps. C'est à Potsdam, là où la carte de l'Europe (de 1945 à 1989) a été dessinée par Churchill, Truman et Staline.


Et quand on va à Berlin, il faut y retourner quelques années plus tard, quand la ville aura encore changé de face, pour le meilleur et le pire.

samedi 8 mai 2010

Merci, M. Foglia

Depuis quatre ans que je fréquente les étudiants en éducation de l'UQAM, j'ai eu l'occasion de constater qu'il y a toutes sortes de façons de voir l'enseignement et l'éducation. Certaines sont franchement inquiétantes.

Ces temps-ci, puisque je commence tranquillement le processus pour joindre les rangs de l'enseignement collégial, je réfléchis beaucoup à ma propre conception de l'enseignement et de la formation générale.

Ce matin, dans la Presse, en faisant ma lecture rituelle de Foglia, j'ai eu envie de dire "merci". Merci d'écrire dans le journal exactement ce que je pense. Je pense que je vais lui écrire pour le lui dire. C'est ici.

mercredi 28 avril 2010

Tous aux fourneaux!

Amis mangeurs, venez vous inspirer des recettes qu'on vous mitonne sur ce tout nouveau blog de bouffe, lancé il y a quelque jours avec des copains. On vous en promet des bonnes, des crues, des salées, des confites et des sucrées.

jeudi 22 avril 2010

D'une pierre deux coups


Cet automne, je vais atteindre deux objectifs de vie en même temps :

- publier un roman pour mes 25 ans;
- publier un roman dont la couverture sera illustrée par Benoit Tardif.

Ça devrait être un pas pire automne.

lundi 5 avril 2010

"If undergrads are the future, we're all doomed"


Je viens d'accepter un contrat de correctrice pour les deux examens finaux d'un cours de français donné aux étudiants du baccalauréat en enseignement des arts (théâtre, danse, musique, art visuel), et j'ai peur. Je suis déjà monitrice pour ce cours-là, et il y a beaucoup d'étudiants à qui je dois réexpliquer ce qu'est un complément direct ou un adverbe. À l'université. Bordel. Ces gens-là veulent enseigner, et ils font une faute aux 7 mots, même quand ils ont droit au dictionnaire.

Alors, j'ai peur : je sens que les examens vont être particulièrement nuisibles pour ma foi en l'humanité, ou du moins, pour ma foi en l'avenir du français au Québec...

Les risques du métier, faut croire. Je vous en reparle quand je serai passée à travers la première pile!