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samedi 7 mai 2011

Terre étrangère

"On entre en société comme en terre étrangère", dit Ferdinand Tönnies dans cette citation que j'ai postée fin mars. Je n'ai jamais autant ressenti la vérité de cette phrase que dans la soirée du 2 mai, pendant que je regardais le nombre de sièges des Conservateurs monter jusqu'à atteindre la majorité. Une majorité sans le Québec, balayé quant à lui par la fameuse vague orange que les chroniqueurs de toutes allégeances interprètent à tort et à travers depuis bientôt une semaine.

Pendant cette soirée électorale, j'ai senti que le Québec était ma communauté et que le Canada était cette société étrangère à laquelle il est si difficile d'appartenir. Même si je ne me fais pas beaucoup d'illusion sur la force des convictions gauchistes de mes concitoyens (après tout, la dernière vague de changement a mené à un triomphe adéquiste), les résultats prouvent quand même, une fois pour toutes, que le Québec et le ROC veulent des choses différentes et, apparemment, inconciliables.

Depuis bientôt deux ans, je m'acharne à analyser trois pièces de théâtre qui, à mon avis, règlent le problème de la crise identitaire par l'ouverture de la communauté sur l'Autre. Aujourd'hui, l'Autre ne me plaît pas du tout, et j'ai moins que jamais envie de m'ouvrir sur lui. Et plus que jamais, j'ai envie que, collectivement, on reproduise ce miracle qui nous fait voter tous ensemble dans la même direction et, en l'occurrence, complètement à l'envers du reste du pays, pour enfin se donner le droit d'avoir notre propre pays, dans lequel on n'entrerait pas comme en terre étrangère.

Les Canadiens n'ont pas besoin de nous pour fonctionner, ils nous l'ont bien démontré lundi dernier. Alors, qu'est-ce qu'on attend?

dimanche 27 mars 2011

Vous avez dit conservateurs?

Si vous doutez encore du niveau de conservatisme d'Harper et ses comparses, ou même si vous en êtes convaincus, allez lire ceci et faites circuler, pour le bien de vos concitoyens. C'est une page recensant des citations des candidats conservateurs, dont Stockwell Day et Stephen Harper. Je vous garantis un "QUOI???" horrifié pour chaque phrase.

Beaucoup de mots et de petits vêtements

Pas grand-chose à raconter, ces jours-ci : ma vie se résume à un sprint de rédaction d'article et de mémoire et à des préparatifs pour l'arrivée de bébé, qui devrait pointer le bout de son nez (ou, littéralement, de sa tête) dans une dizaine de semaines.

Tout ça entrecoupé de déception et d'indignation devant la politique fédérale (non mais, vraiment, est-ce qu'on va réélire les conservateurs? franchement, là?), le presque-tuage de Pacioretty par Chara et les blanchissages répétés de Canadien.

Vous proposez quoi, comme solution? On vote Bloc, NPD, Libéral? On poursuit Chara en justice? On vire le coach?

dimanche 23 août 2009

Virage à droite

Je suis inquiète pour certains individus de ma génération qui, visiblement, n'ont jamais pris connaissance de cette charmante citation (dont j'ai oublié l'auteur) :

Celui qui n'est pas communiste à 20 ans n'a pas de coeur; celui qui l'est encore à 40 ans n'a pas de tête.

Les jeunes adéquistes, apparemment, n'ont pas de coeur. Non seulement ils appuient les idées de droite de leur parti, mais ils proposent des mesures complètement radicales, dont voici une petite liste non exhaustive :
- abolir les cégeps;
- éliminer la loi anti-briseurs de grève;
- hausser les frais de scolarité;
- abolir la formule Rand (qui permet aux syndicat d'obtenir des cotisations syndicales - qui serviront justement de fond de grève)
- privatiser la SAQ
- etc.

Évidemment, toutes ces mesures n'ont pas été acceptées par l'ensemble des jeunes adéquistes, rassemblés en congrès à Lévis cette fin de semaine; mais le simple fait que quelques-uns d'entre eux en aient fait la proposition à l'assemblée me sidère. D'autant plus que certaines, notamment celles qui concernent la SAQ, la formule Rand et les frais de scolarité, ont été adoptées à l'unanimité.

Vous avez bien lu. À l'unanimité.

Corrigez-moi si je me trompe, amis uqamiens, mais l'AFESH elle-même, asso très à gauche des sciences humaines, ne vote pas pour la gratuité scolaire à l'unanimité.

La droite est elle la nouvelle gauche des gens de notre âge?

lundi 2 mars 2009

Un PM avec des cheveux (et un cerveau) de Playmobil

Le gouvernement Harper ne finira jamais de me surprendre.

Notre premier ministre a déclaré récemment que les troupes devaient quitter l'Afghanistan parce qu'elles ne réussiraient jamais à combattre l'insurrection. Éclair de lucidité? J'ai bien hâte de voir comment Obama va répondre à ça - en actes, j'entends.

Peu auparavant, dans le budget 2009, notre même premier ministre (avec la complicité de son ministre des finances) a écrit que le Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH) consacrerait désormais la majorité de ses bourses à des "business-related studies".

Bon. En tant que candidate à une bourse du CRSH pour la maîtrise en études littéraires, je ne suis peut-être pas objective. Mais il me semble que réduire "sciences humaines", un domaine que le CRSH subventionne depuis plus de 30 ans, au domaine des affaires, c'est révoltant.

Niki Ashton, une député du NPD, a mis en ligne une pétition contre ce projet réducteur et insultant pour tous les étudiants et chercheurs en arts et sciences humaines; c'est ici.

jeudi 22 janvier 2009

De choses et d'autres

...parce que j'ai peu de choses à dire sur plein d'affaires!


Je viens d'apprendre que les habitants de Gaza s'appellent des Gazaouis.
C'est certainement le seul aspect positif de la vie à Gaza.

*

Hé. Le budget fédéral, c'est pour mardi prochain. Enfin. J'ai hâte de voir comment Ignatieff va réagir... La coalition a l'air de lui faire aussi envie qu'une claque sur la gueule, mais il a aussi dit que des élections lui paraissaient aussi désirables qu'un "trou dans la tête". Le taux d'absentéisme grimpera-t-il au moment du vote? La grippe frappe fort, cette année...


*

Barack Obama était à peine élu que j'arrêtais d'attendre quelque chose de lui. Je suis donc agréablement surprise de ses premiers gestes : la fin de la torture et la fermeture éventuelle de Guantanamo. Les témoignages des détenus sont extrêmement troublants. On a du mal à croire que de telles choses ont été commises au vu et au su de gens importants, qui avaient le pouvoir de les arrêter. Du mal à croire que ça se passe aujourd'hui, après tout ce que l'histoire de l'humanité nous a appris. Heureusement, c'est fini. Jusqu'à la prochaine fois.

samedi 3 janvier 2009

Raul Castro n'est pas un âne (dit-il)


Avec les massacres à Gaza, on ne peut pas dire que 2009 commence très bien à l'international. Mais visiblement, il reste encore un peu de bonne volonté dans ce monde : Raul Castro a affirmé qu'il était prêt à discuter directement, sans intermédiaire, avec Barack Obama - et "sans carotte ni bâton", qu'il a dit. Bon, évidemment, il a aussi dit que les États-Unis étaient de méchants dominateurs, des traîtres, des ennemis agressifs, etc. Mais, honnêtement, qui viendra le contredire?

Un morceau de robot pour Cuba!

dimanche 14 décembre 2008

Tina Fey pour présidente!


Tina Fey, notre nouvelle coqueluche à Max et à moi (son émission 30 ROCK, inspirée de son expérience à Saturday Night Live, est tout simplement parfaite), est arrivée au premier rang des citations mémorables de la campagne présidentielle 2008 pour sa phrase "I can see Russia from my house!" alors qu'elle imitait Sarah Palin à Saturday Night Live.

Tina Fey pour présidente!

(Si vous n'avez jamais vu son imitation... C'est malheureusement devenu impossible à trouver, NBC empêche les diffusions sur YouTube et on ne peut pas voir leurs vidéos à partir du Canada...)

mardi 9 décembre 2008

Vous avez dit bizarre?


Qui aurait cru qu'après deux campagnes (provinciales et fédérales) aussi plates, il se passerait des choses aussi surprenantes, pour ne pas dire bizarres, en politique canadienne et québécois?

D'abord, la surprise qui n'en est pas une : le plus bas taux de participation ever (bon, depuis 1927) : 57,3%. Venez pas me dire que c'était à cause de la météo! Je veux bien que les gens ne veuille pas d'élection, mais quand il y en a une, la question ne se pose plus : est-ce qu'on se demande si on veut un hiver? Elles sont là, ça fait partie de nos plus simples devoirs que d'y participer!

Puis, les libéraux qui s'en tirent de justesse, avec 66 sièges (alors que ça en prend 63 pour faire une majorité). Si on calcule un peu, on se rend compte qu'ils sont élus par 25% de la population votante. Ouch, doivent-ils se dire (mais en secret).

Ensuite, une remontée spectaculaire du PQ qui nous donne la première femme chef de l'opposition (et qui ne tardera pas à nous donner aussi, si vous voulez mon avis, la première femme à la tête du Québec). La quantité de jeunes à la soirée électorale m'a surprise, je dois l'admettre - mais c'est donc qu'il y a de l'espoir.

Et que dire de la déconfiture fracassante de l'ADQ et de l'annonce du départ de Mario Dumont? Que du plaisir. N'empêche, j'ai du mal à comprendre la psychologie des électeurs québécois : quand un parti passe d'opposition officielle avec 41 sièges à parti non reconnu avec 7 sièges en ne faisant à peu près rien de nouveau, ça ne fait que prouver le peu de sérieux de ceux qui l'ont d'abord élu.

Enfin, mon plus grand bonheur de la soirée d'hier, mon deuxième plus beau moment politique (après la victoire d'Obama, mais avant le déclin de l'ADQ!) : l'élection d'Amir Khadir. Même si j'ai voté pour Françoise David qui était dans mon comté, je dois dire que je suis contente que ce soit lui qui soit élu. Parce que, malgré tout, je l'aime plus, un peu. Parce qu'il est plus glam, peut-être, parce qu'il cite des artistes lors de ses soirées électorales. Mais aussi parce que je crois qu'il va brasser plus d'air à l'Assemblée nationale - et c'est important qu'un parti plus à gauche que le PQ y défende la souveraineté.

Si on fait le bilan de tout ça, je me dis que, tout compte fait, le Québec ne va pas si pas si mal qu'on pourrait le croire. Le retour en meilleure forme de l'opposition souverainisme/fédéralisme vient de se doubler d'un intéressant rapport droit/gauche. Ça commence à ressembler à quelque chose...

Et puis voilà-t-il pas qu'au fédéral, après la démission-prise-deux de Stéphane Dion, Bob Rae se retire de la course au leadership et couronne, pour ainsi dire, Michael Ignatieff chef du PLC. C'est pas mauvais d'avoir comme Premier ministre canadien potentiel un monsieur qui a étudié la philosophie. Seulement, à court terme, ça veut dire que la coalition va peut-être prendre le bord : sa tactique se résume semble-t-il par « la coalition si nécessaire, mais pas nécessairement la coalition ».

On va voir ce qu'on va voir.

lundi 8 décembre 2008

La démocratie VS le froid

"Dans le combat entre la démocratie et le froid, seconde la démocratie", disait Kafka.

(Quoi, c'était pas ça qu'il disait? Ah, bon, y me semblait, pourtant...)

*

Mon bulletin de vote est dans la petite boîte. Ce qu'il y a de bien, avec les élections, c'est qu'on a les résultats le jour même. Action-réaction.

Saviez-vous qu'Amir Khadir avait choisi un poème de Gérald Godin pour la victoire? Rien que pour ça, il mérite de gagner.

dimanche 7 décembre 2008

Plus qu'une semaine...


Et en passant, n'oubliez pas d'aller voter demain...

jeudi 4 décembre 2008

Et un cadeau de moins!

J'avais demandé une coalition pour Noël.
Je pense que je vais devoir rayer ça de la liste...

vendredi 28 novembre 2008

Une coalition?

Je l'ai espéré lors des élections fédérales, mais j'ai été déçue.

Maintenant qu'Harper annonce une série de mesures absurdes (et, pour certaines, antidémocratiques), les conditions gagnantes sont réunies, comme dirait l'autre.

Les chefs de l'opposition ont-ils enfin reçu le coup de pied au cul qu'il leur fallait pour se regrouper et montrer la porte aux Conservateurs?

J'espère que cette fois sera la bonne.

mardi 11 novembre 2008

Pétition bâillonnée

Pour une fois, le Québec aurait intérêt à prendre exemple sur le Canada : les chefs des so-called "tiers partis", Québec Solidaire et le Parti Vert, devraient être présents au débat des chefs tout comme l'était Elizabeth May.

Un site web, Débat pour tous, a donc été créé pour protester contre la situation et récolter des appuis de façon originale : il s'agit de vous inscrire, comme à une pétition en ligne, mais en envoyant en plus une photo de vous bâillonné et, si vous le voulez, en posant une question aux chefs. Les photos apparaissent ensuite sur le site dans une grande mosaïque du bâillon.

Pour participer, c'est par ici. Max et moi nous y sommes, ainsi que quelques-uns de nos amis... Trouvez-nous si vous le pouvez!

mercredi 5 novembre 2008

For that is the true genius of America - that America can change


Les premiers chiffres, sur CNN, étaient en faveur de McCain. La carte des États-Unis, lentement, se teintait de rouge (car le ciel est bleu et l'enfer est rouge, disait Duplessis). Et puis tout à coup, ça s'est mis à changer. Les swing states sont devenus bleus. Les hologrammes de CNN racontaient l'euphorie de la foule à Chicago. RDI tentait tant bien que mal de nous montrer celle de la foule de New York.

Et puis CNN a fait cette annonce qui restera dans les annales : Barack Obama était élu président des États-Unis.

Des hurlements et des larmes de joie entre les carcasses d'ailes de poulet, mais surtout, le sentiment de vivre un moment historique d'une importance capitale. Un Noir, président des États-Unis. On a beau en parler depuis des mois, j'en suis encore renversée.

Le discours de McCain, en Arizona, a été superbe. Un discours serein, d'ouverture et de collaboration, pour calmer ces extrémistes qui huaient devant lui. "It's my failure, it's not yours", a-t-il dit. Espérons qu'ils sauront l'écouter.

Et puis Obama. Même si c'était impossible qu'il arrive quoi que ce soit, j'ai retenu mon souffle quand je l'ai vu s'avancer à découvert sur l'immense scène de Grant Park. Mais un homme qui craint pour sa vie n'emmène pas avec lui femme et enfants, et ceux qui étaient là ne lui voulaient que du bien. Son discours était parfait : lucide, conscient de la tâche énorme qui l'attend, des erreurs qu'il fera certainement, de l'impossibilité d'être le Messie, il était pourtant là, fier et à l'écoute de ses partisans comme de ceux qui n'ont pas voté pour lui : "I will listen to you, especially when we disagree".

Et surtout, il a dit ce que tout le monde savait, mais qu'il fallait redire : cette victoire, ce n'est pas le changement; c'est la possibilité de créer un changement. Espérons que personne n'empêchera ce changement de se produire.

dimanche 2 novembre 2008

Élections provinciales

Un critique virulent (!) m'a reproché de ne pas parler des élections provinciales. Je lui ai répondu qu'elles n'étaient pas encore annoncées. Mais puisque l'annonce semble imminente, j'ai 2-3 petites choses à dire...

D'abord, Jean-Marc Fournier ne se présentera pas aux prochaines élections. On se rappelle qu'en 2005, les étudiants québécois lui avaient tenu tête pendant de nombreuses semaines (8, dans le cas de la Faculté des arts de l'UQAM) lorsqu'il avait voulu couper 103 millions dans le programme de prêts et bourses. Vous me permettrez donc la grossièreté : so long, sucker!

Ensuite, Québec solidaire présente des nouveaux candidats, dont je ne sais malheureusement rien pour l'instant. Ce que je sais, par contre, c'est que j'aime bien Amir Khadir : un politicien qui lit de la poésie lors de sa soirée électorale ne peut que se tailler une place dans mon coeur.

Enfin, il y a du nouveau dans Rosemont : Louise Beaudoin est de retour en politique pour le PQ. Chouette, je vais pouvoir voter pour une candidate intéressante! Bon, l'inconvénient c'est que, à moins d'un changement, elle se présente contre Françoise David...

*Mise à jour du 3 novembre Je n'aurai pas de dilemme, tout compte fait: c'est au fédéral que je suis dans Rosemont; au provincial, c'est Gouin (merci Catherine!)*

Et puis, juste comme ça en passant, le Parti vert a un nouveau chef, depuis la dernière élection - et hautement plus sympathique. J'ai hâte de le voir à l'oeuvre. Et tout ça me fait ajouter que j'aimerais bien voir le Québec adopter un mode de scrutin plus près de la représentation proportionnelle...

samedi 1 novembre 2008

La peur de mardi

Plusieurs journalistes, chroniqueurs et artistes en parlent dans La Presse de ce matin : la peur qu'ils ont de voir l'Amérique voter, mardi, pour le vieux John et sa pouliche de l'Alaska.

Comme souvent, c'est Foglia qui dit le mieux cette peur que je partage : la peur du vote raciste, bien sûr, mais aussi (et peut-être surtout) la peur du vote anti-intellectuel, du vote contre les mangeurs de roquette. Les Américains, disait Maxime hier, ont le don surprenant de métaphoriser chaque détail, de transformer la préférence pour la bière ou le vin rouge en prise de position. Et c'est cette métaphorisation que je redoute, parce qu'elle ne servira pas nécessairement Obama.

Foglia n'attend pas, lui non plus, un après. Il sait qu'après, il sera déçu, de toute façon, parce qu'Obama n'est pas le Messie, pas même Kennedy, plutôt "un Clinton sans Hillary". Mais cet après n'est pas important : l'important, c'est mardi.

En espérant que ben Laden ne soit pas pogné lundi.

mardi 28 octobre 2008

Les présidentielles et la violence


On ne s'en sort pas - ce sont les États-Unis, après tout, le pays où le pire est toujours bon voisin du meilleur.

Dans une ville à l'ouest de Los Angeles, des gens ont pendu un mannequin représentant Sarah Palin. Si mon parti pris tend à me faire trouver ça plutôt comique comme décoration d'Halloween, il reste que l'image est forte, un peu trop peut-être. Et puis ça me rappelle, soudain, que la peine de mort existe toujours dans ce pays. Et que les citoyens prennent souvent exemple sur leurs digireants en réglant leur comptes...

Tenez, pas plus tard qu'hier, ils ont arrêté deux finfinauds qui voulaient abattre Obama (et un paquet d'autres du même coup). Évidemment, ils n'étaient pas tellement menaçants (que peuvent 2 ados contre les services secrets américains?), mais ils ne sont certainement pas les seuls. Et les autres sont certainement autrement plus coriaces.

Ça me fait peur, un peu. Je veux dire, qu'il n'ait jamais le temps d'être élu et que, bang, on l'achève comme un cheval. Ou alors, qu'il soit élu et que, comme un gros fuck you à l'allégresse planétaire, on lui envoie sournoisement une balle dans le dos. Je sais, je sais, les services secrets le protègent. Mais le potentiel de haine est là : en 2007, près de 8000 crimes motivés par le racisme ou l'homophobie ont été commis. Et un peu partout, on commence à parier sur la date...

Plus qu'une semaine, et je vous laisse tranquilles avec les États-Unis. Et puis, ce sera sûrement le début de la campagne provinciale...

dimanche 26 octobre 2008

Des couteaux et des fleurs

Je vous le dis, ça n'arrête pas deux minutes.

Pendant que notre jedi favori fait copain-copain avec Hillary, Sarah et les conseillers de McCain se lancent des couteaux. Apparemment, ils la rendraient responsable d'une défaite éventuelle des républicains. Alors, pour se venger, elle décide de ne plus les écouter et de mener sa campagne comme elle l'entend. Je trépigne d'impatience : que de plaisir en perspective!

Et parlant de plaisir, il y a quelques jours que j'ai envie de vous parler d'elle, et elle me fournit l'occasion en jasant d'Obama. Je lui lance donc des fleurs virtuelles et vous invite à la lire, vous aussi : ses billets sont des petites joies, que je savoure même lorsqu'ils ne parlent de presque rien, parce que même là, ils en parlent bien. Et aujourd'hui, elle soulève une chose importante : nous ne sommes pas seulement ce que les circonstances de nos vies font de nous.

jeudi 23 octobre 2008

Le petit chaperon noir


Barack a tout compris.

Il est parti s'occuper de sa mère-grand à Hawaii. Mine de rien, pendant qu'il allait lui porter un petit pot de beurre, il a pris une avance confortable en Floride, en Ohio et en Pennsylvanie. Faut-il préciser que, depuis 1960, aucun président n'a été élu sans remporter au moins deux de ces trois états?

Tout ça pendant que les républicains dépensent trop pour les robes et le maquillage de Sarah.

Une chance qu'on a les présidentielles états-uniennes pour s'amuser un peu!