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mercredi 30 mars 2011

Communauté et société

La citation qui ouvre mon deuxième chapitre de mémoire. (Je trouve la dernière phrase magnifique.)

Tout ce qui est confiant, intime, vivant exclusivement ensemble est compris comme la vie en communauté [...]. La société est ce qui est public; elle est le monde; on se trouve en communauté avec les siens depuis la naissance, liés à eux dans le bien comme dans le mal. On entre en société comme en terre étrangère.

Ferdinand Tönnies, Communauté et société



mardi 7 septembre 2010

La difficulté du marathon


C'est la rentrée et, pour la première fois depuis 20 ans, je ne suivrai pas de cours. Je pensais que ça me ferait un choc, mais non. D'un côté, ça me rend euphorique. Ça laisse la porte ouverte à des tas de possibilités, à des voyages de dernière minute, à des chamboulements d'horaire.

D'un autre côté, pour la première fois de ma vie, je comprends une chose que Vincent avait dite en entrant au cégep : le manque de routine ou de structure, c'est pas forcément bon pour la créativité ou l'efficacité. Enfin, c'était quelque chose comme ça. Quand j'étais moi-même entrée au cégep, j'avais pas compris : j'avais besoin de quitter le 9 à 4 du secondaire, j'aimais la latitude que me laissait l'horaire cégepien. Même chose au bacc, et surtout pendant mes étés de travail autonome, où la structure était minimale (mais où les échéanciers étaient produits par quelqu'un d'autre). Mais là, sans aucune structure sinon celle que je décide par moi-même, c'est différent.

Je ne suis pas une marathonienne, je suis une sprinteuse. Quand mon deadline est dans un an, je deviens comme moins productive.

Des conseils, quelqu'un?

mercredi 1 septembre 2010

Tenir tête à sa directrice

Parfois, avec tout le respect que j'ai pour elle et pour son travail, j'ai l'impression qu'elle me suggère des livres juste parce que le titre a l'air de coller avec mon mémoire.

Je viens d'ouvrir L'écriture réparatrice de Simon Harel, ouvrage qui, en apparence, est tout à fait pertinent pour ma recherche : je travaille sur des pièces où le récit agit notamment comme rituel de réparation ou de restauration de la communauté. J'étais donc tout à fait disposée à le lire et à remplir plein de petites fiches de lecture dans FileMaker, jusqu'à ce que je plonge dedans et que je lise ceci : "L'acte créateur serait donc affaire d'oscillation, la recherche d'une plénitude associée à la quête du dédicataire maternel".

Le "dédicataire maternel"? Euh, c'est parce que je fais un mémoire sociocritique, ici?

J'ai refermé le livre, j'étais fâchée.

dimanche 11 juillet 2010

C'est parti.


(parce que des fois, dans la vie, ça prend des étoiles dessinées au sharpie pour se motiver un peu)



Bon, allez hop, maintenant, je me trouve un projet créatif très excitant pour me changer les idées (et survivre) pendant la prochaine année.

lundi 5 avril 2010

"If undergrads are the future, we're all doomed"


Je viens d'accepter un contrat de correctrice pour les deux examens finaux d'un cours de français donné aux étudiants du baccalauréat en enseignement des arts (théâtre, danse, musique, art visuel), et j'ai peur. Je suis déjà monitrice pour ce cours-là, et il y a beaucoup d'étudiants à qui je dois réexpliquer ce qu'est un complément direct ou un adverbe. À l'université. Bordel. Ces gens-là veulent enseigner, et ils font une faute aux 7 mots, même quand ils ont droit au dictionnaire.

Alors, j'ai peur : je sens que les examens vont être particulièrement nuisibles pour ma foi en l'humanité, ou du moins, pour ma foi en l'avenir du français au Québec...

Les risques du métier, faut croire. Je vous en reparle quand je serai passée à travers la première pile!

lundi 29 mars 2010

Where were you when

Un de mes collègues a fait un exposé aujourd'hui, dans le cadre d'un séminaire sur les fictions de la mémoire et de l'oubli, sur le phénomène du "where were you when...?" autour des événements collectifs marquants, par exemple la mort de JFK, les premiers pas sur la Lune, l'assassinat de Lennon ou, dans le cas de son exposé, le 11 septembre 2001. Il remarquait le besoin que nous avons, particulièrement dans le cas d'événements traumatiques, de transformer le macroévénement en microévénement, de passer du collectif à l'individuel en partageant notre expérience subjective afin de se réapproprier les événements - en privé, mais aussi publiquement, sur des sites comme celui-ci ou celui-là.

En discussion après l'exposé, on a tenté de faire la comparaison avec des événements individuels mais partagés par tous qu'on aime bien se raconter (premier baiser, première fois qu'on a fait l'amour, premier deuil, etc.), et on a réfléchi un peu sur la nécessité plutôt individualiste de raconter bien davantage que de lire les récits des autres, comme en témoignent d'ailleurs des sites comme Experience Project.

C'est vrai, en général, on préfère raconter où nous étions et revivre, de façon réparatrice peut-être, la journée fatidique, plutôt que de lire ou d'écouter les récits des autres qui, finalement, reviennent tous un peu au même. Mais pour faire un peu changement, j'ai envie de vous le demander, à vous : où étiez-vous ce jour-là?

mercredi 24 février 2010

Colloque des jeunes chercheurs du CRILCQ


C'est sérieux, c'est universitaire, c'est co-organisé par moi.
C'est tellement institutionnel, mais c'est plein de sujets funkys, comme la comparaison entre Dante et Baudelaire ou l'analyse de l'espace urbain chez Rufus Wainwright.

Le programme est ici.
Et l'affiche est une création de L'Abricot (allez voir leur superbe site web)!

mercredi 23 septembre 2009

You know you're a grad student when...

Faut que je vous dise, pour faire suite à ce message un peu désabusé.

J'adoooore la maîtrise, mille fois plus que le bacc. Et j'adore ma directrice, et mon codirecteur, et mon prof de métho, et même mon cours de métho, et mon séminaire à l'UdeM, et mes millions de lectures sur le théâtre en général et sur Danis en particulier, et l'organisation du colloque, et la présentation de mon sujet au CRILCQ, et mon codirecteur qui me fait des gros yeux parce que j'ai changé mon corpus juste avant la présentation puis qui finit par trouver que c'était une bonne idée, et le fait qu'on est juste 12 dans les cours, et avoir des idées de sujet de doctorat alors que je voulais même pas faire ça, un doctorat, et tout ça.

Et surtout, j'adore les blagues de grad students :


Des tonnes de strips du genre, juste ici.

vendredi 11 septembre 2009

Home sweet home

Mardi 8 septembre, Université de Montréal.

Je me dirige avec un peu d'appréhension vers mon premier séminaire de maîtrise. C'est beaucoup de nouveauté d'un coup : nouvelle université, nouveau style de cours, nouveaux étudiants, nouveau prof... Ça me donne des petits papillons dans l'estomac.

Et malgré toutes ces nouveautés, tout à coup, j'ai envie de crier "home sweet home". Pourquoi? Parce que ledit prof, dans un très sérieux séminaire de maîtrise en littérature, à la très sérieuse Université de Montréal, a dit : "Le théâtre, au fond, c'est pas vraiment de la littérature..."

ENFIN!

Ça n'a l'air de rien comme ça, mais un chercheur rattaché à un département de littérature qui parle de représentation, de théâtralité et d'écriture scénique, qui montre des captations parce que Pol Pelletier, faut la voir jouer, qui parle du jeu de Marc Labrèche dans Les aiguilles et l'opium de Robert Lepage, bref qui envisage le théâtre comme un art vivant, éphémère et dont l'aspect littéraire n'est qu'un infime partie, c'est complètement inespéré et, d'après mon expérience, terriblement rare.

Voyez-vous, les études littéraires ont tendance à vouloir s'approprier le théâtre sous prétexte que le texte dramatique en est le seul élément durable (les captations, ça compte pas, c'est le plus souvent nul à chier). Bien sûr, les chercheurs qui s'intéressent au théâtre tiennent minimalement compte du contexte scénique, mais ils ont trop souvent une vision figée dans l'époque classique, celle où l'auteur de théâtre et, surtout, son texte étaient effectivement au centre de la représentation et où le metteur en scène tel qu'on le connaît aujourd'hui n'existait pas.

Le hic, c'est que non seulement cette vision restreint considérablement le champ d'études, mais elle empêche même tout compréhension réelle du théâtre contemporain, dans lequel le texte est souvent intimement lié à une écriture scénique et donc à la représentation elle-même. Dire que le théâtre est un genre littéraire, c'est nier l'essence même de cet art, et c'est nier son histoire.

Pensez-y : personne ne viendra affirmer sérieusement que la commedia dell'arte, les Passions du Moyen-Âge et le théâtre de boulevard, mais aussi les spectacles de Robert Lepage sont des genres littéraires.

Vous pouvez donc imaginer à quel point ça m'a fait du bien d'entendre ça et, du même coup, à quel point ça m'a réconciliée avec la rentrée...

(et désolée, pas d'image aujourd'hui : j'ai pas envie de vous mettre des maudits masques quétaines!)

mercredi 15 avril 2009

Mon sujet de maîtrise appuie l'UQAM

Daniel Danis, tsé, le dramaturge québécois sur qui j'ai l'intention de faire ma maîtrise, là? Ben il a signé, avec beaucoup beaucoup beaucoup d'autres gens chouettes (de Domlebo à Gilles Duceppe en passant par Guy A. Lepage), une lettre d'appui à l'UQAM qui a occupé une page pleine dans La Presse du 11 avril dernier.

Je suis pas mal fière de lui.


(Cliquez sur l'image pour lire la lettre)

mercredi 8 avril 2009

De l'incertitude en temps de grève

Les professeurs entament leur quatrième semaine de grève (cinquième, si on compte les cinq journées isolées en mars). À l'AFÉA, on en est à quatre semaines.



Il n'y a pas à dire, ma session en est quelque peu perturbée.

mercredi 18 mars 2009

Un slogan tatoué sur la brique, la suite


Après un mea culpa du SPUQ et quatre heures de débat, l'Association facultaire des étudiants en arts de l'UQAM (AFÉA) est maintenant en grève aux côtés de ses profs.

Car le SPUQ, lors de la dernière grève étudiante (où les revendications étaient pourtant liées à celles qu'il soutient actuellement), n'a pas officiellement appuyé les associations. Alors quand ils sont venus nous demander de l'aide, on n'a pas dit oui tout de suite. On est pas complètement cruches : ça marche dans les deux sens, la solidarité. Mais voilà, ils ont fait leur mea culpa et on leur a pardonné. Et même, on a voté une grève étudiante jusqu'à lundi.

Étonnament, notre grève sera plus longue que celle de l'AFESH, association pourtant plus radicale. Il faut dire que l'ordre des choses est passablement perturbé, à l'UQAM. Hier, les comptables engagés par la ministre ont remis un rapport disant qu'ils étaient d'accord avec les revendications des profs. Aujourd'hui, l'université a annulé toutes ses activités, mêmes les cours donnés par les chargés de cours. Demain, les syndicats et les assos manifesteront main dans la main. Depuis le début de la semaine, on n'a pas vu l'ombre d'un policier sur le campus.

Décidément, cette grève-là n'est vraiment pas comme les autres. Pour une fois, on réussira peut-être à réunir toute la communauté autour d'un même enjeu, sans diviser le mouvement de l'intérieur. Parce que l'UQAM, c'est nous!

jeudi 12 mars 2009

Un slogan tatoué sur la brique


La convention collective des professeurs de l'UQAM est échue depuis deux ans. Leur traitement est inférieur à celui des professeurs de l'UdeM. Et le ratio prof/étudiants est particulièrement dramatique. Depuis quelques semaines, leur syndicat, le SPUQ, organise donc des journées de grève ponctuelles. Et là, une semaine de grève continue vient d'être votée pour la semaine prochaine.

Les profs, foulard orange au cou et pancarte à la main, se sont regroupés devant les entrées des pavillons pour distribuer des tracts informatifs, mais aussi pour attirer l'attention des passants en sifflant et en faisant du bruit. Ils ne bloquaient pas les portes, ils ne faisaient que manifester leur présence. Une grève ordinaire, quoi. Comme disait Max en traversant le nuage de grévistes à l'entrée du DS, l'autre jour : "Same old, same old" : rien de nouveau sous le soleil de l'UQAM.

Justement.

L'un des profs, sans doute l'un de ceux qui ont voté contre la proposition de grève (bien qu'il reconnaisse la pertinence des revendications), a écrit une lettre au Devoir, aujourd'hui. Son argument est le même que celui des étudiants qui, dans les assemblées générales, viennent se prononcer contre les grèves : il y a sûrement un autre moyen de se faire entendre. Comment se fait-il, s'interroge-t-il, que ce rassemblement hors-norme de gens intelligents et éduqués n'ait pas eu l'illumination, n'ait pas enfin trouvé le moyen de pression qui pourrait servir la cause mieux que la grève?

La question mérite d'être posée. Parce que l'UQAM commence à avoir la grève comme principale caractéristique, comme un slogan tatoué sur les briques du Judith-Jasmin. Et malgré mon appui à la lutte du SPUQ, je m'inquiète de la réputation que mon université est en train de se faire - parce que la direction, elle, sait très bien présenter la situation à son avantage, faisant de ses profs et de ses étudiants des enfants gâtés inconscients de la réalité, entrant en grève au moindre prétexte.

vendredi 23 janvier 2009

L'édition critique et Andrei Markov, même combat

Au département d'études littéraires, on fait des rapprochements très sérieux :

Professeure : "Si vous essayez de lire le Refus global aujourd'hui, vous n'y arriverez pas sans aide. C'est comme pour les buts au hockey."


(Vous noterez au passage que Markov est le joueur le plus "aidant", selon les stats du Canadiens... Ne me remerciez pas, j'aime élargir votre culture générale.)

mardi 20 janvier 2009

Entendu à Montréal...

Au premier étage du pavillon Judith-Jasmin, à l'UQAM, une fille exaspérée parle au téléphone :

"Tsé, y'a fallu que j'attende deux heures parce que madame était en accouchement!"



(Je devrais peut-être la rajouter ici...)

jeudi 6 novembre 2008

D'où les blonds ciels s'en sont allés

À 13 ans, j'ai découvert Émile Nelligan grâce à Marc-André Bourgault.

Mon école secondaire se flattait (et se flatte encore) d'avoir compté le poète maudit national parmi ses élèves pendant quelques années (avant de le flanquer à la porte). En 1998, le gala méritas avait donc été rebaptisé "Soirée des Nelligan" et ledit Marc-André, alors fraîchement sorti de l'école, était venu jouer son rôle. Obnubilée par son charme dévastateur (!), j'avais piqué une partie de son texte qui traînait dans les coulisses (Catherine s'en souviendra, c'est elle qui a l'autre partie), qui consistait surtout en un extrait annoté de Soir d'hiver. Fascinée, j'avais mis la main par la suite sur les oeuvres complètes de Nelligan et j'avais appris plusieurs extraits par coeur.

Hier matin, en classe, nous examinions une citation tronquée de Soir d'hiver, placée en exergue du Nez qui voque de Réjean Ducharme et qui va comme suit :

"Ah! comme la neige a neigé!
Mon coeur est consumé de givre.
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai?
"
(Émile Nelligan, de mémoire.)

Mon chargé de cours à la crédibilité douteuse, tout content de nous montrer le détournement pratiqué par Ducharme, s'est exclamé : "On sait tous que c'est 'Mon coeur est un jardin de givre', voyons!"

J'ai repensé à Marc-André Bourgault et à son texte annoté et, du haut de mes 13 ans, j'étais pas mal fière de savoir qu'il se gourait.

vendredi 10 octobre 2008

Enfin!

Le Ministère de l'éducation tend la main à l'UQAM pour l'aider à se sortir du gouffre.
Une main conditionnelle, évidemment.
Une main intéressée.
Une main prête à tout lâcher si ça ne se passe pas comme elle l'entend.
Une main comme ça, un peu salope.

Mais une main quand même.

Et, même s'il n'y a pas de lien direct de cause à effet, ça fait du bien de se dire qu'on n'a pas fait la grève pour rien; que, quelque part, l'appel des étudiants, mêlé à celui du recteur, des professeurs, du conseil d'administration, des autres universités, a fini par se rendre à l'oreille la ministre.

Allez. On repart du bon pied, et pas de projet immobilier, cette fois.

vendredi 3 octobre 2008

Chronique universitaire

Entendu par Samuel dans un cours du bacc en enseignement du français au secondaire où il était question du roman épistolaire :

"Une lettre, là, c'est-tu comme quand on s'adresse à quelqu'un, genre?"

Maudit que j'ai hâte d'avoir des enfants au secondaire.

jeudi 2 octobre 2008

Chronique universitaire

Jeudi matin, pavillon Judith-Jasmin.

Une grande classe sans fenêtre. Assises à des pupitres, une soixantaine d'étudiantes font face à une professeure en tailleur-jupe. Parmi elles, 3 représentants de la gent masculine tentent tant bien que mal de passer inaperçus.

Entre la professeure et les étudiantes, la conversation tourne depuis une heure autour de la 3e partie d'Angéline de Montbrun, un roman de Laure Conan que vous n'avez sans doute pas lu (d'ailleurs, à moins que vous vous intéressiez aux études québécoises ou féministes, je ne vous conseille pas spécialement de le faire non plus). C'est que la 3e partie en question prend la forme d'un journal intime et fait, disons, quelques entorses à la linéarité traditionnelle du récit. En d'autres termes, il y a des flash-back dedans.

Professeure féministe, concluant son argumentaire. On associe généralement les récits plus circulaires, plus cycliques, à l'écriture des femmes. On peut voir que le journal intime d'Angéline entre là-dedans, et donc on a vraiment l'émergence d'une voix de femme chez Laure Conan.

Étudiante sceptique, risquant une question. Mais il me semble que plusieurs auteurs masculins brisent aussi la linéarité, non? C'est pas juste les femmes qui utilisent l'analepse, non?

(Et voilà, vous venez d'apprendre un mot : une analepse, c'est un flash-back.)

Professeure féministe, indulgente pour cette brebis égarée. Oui, bien sûr, on retrouve ça chez certains grands auteurs masculins. Proust, par exemple. Quoique, Proust... Elle s'interrompt, pensive. En fait, pour certains, Proust n'est pas vraiment un grand auteur, parce qu'il n'est pas assez masculin, il n'est pas assez linéaire...

***

OK. Si quelqu'un me trouve QUI a pu être assez cave pour dire ça de Proust, je promets de ne plus chialer sur la mauvaise foi des études féministes pendant au moins deux semaines.